Jean Dewasne adore jouer avec le dynamisme des lignes et des couleurs, comme en témoigne Stella. Les éléments tendent à s’organiser autour d’un axe vertical qui impose un rythme de lecture pareil à celui d’un mécanisme horloger : six axes bleus entraînent dans un espace blanc le chaos de quelques lettres de l’alphabet : L, O, b, N, T, P. Celles-ci confèrent un nouveau sens plastique à l’oeuvre. La couleur joue également un rôle primordial dans la structure du tableau. C’est elle qui met en évidence les signes et permet de décoder le message sous-jacent noir sur blanc. Mais en même temps elle soude les lettres les unes aux autres pour en oblitérer la lecture première : quand le T apparaît en bleu, il est cerné d’une masse noire qui l’unit au L. L’oeuvre se régit elle-même et semble se construire mathématiquement.