Impossible de s’envoler avec Paradox, l’important est que l’œuvre porte en elle l’idée de voler. S’arracher à la pesanteur et à la gravité du monde ; penser à s’envoler, se sentir libre semblent être le credo de Panamarenko, acteur majeur de la scène contemporaine belge. Inventeur, bricoleur, passionné de physique mais surtout plasticien, l’artiste anversois est le créateur de « drôles de machines » : sous-marins, avions, soucoupes volantes situés à mi-chemin entre l’art et la science dans un imaginaire ludique et utopique. A propos de Paradox, Panamarenko déclare : « C’est un principe simple, comparable à celui de la balle qu’on laisse tomber et qui rebondit : action et réaction. L’hélice envoie l’air vers le haut, ce qui a pour effet de presser le panier contre le sol. En même temps, le parachute est gonflé par l’hélice, et ainsi l’air envoyé vers le haut est à nouveau conduit vers le bas. Une fois que ce courant ascendant et descendant est lancé, le tout peut décoller ».