L’artiste bruxelloise Sophie Whettnall embrasse une pratique pluridisciplinaire - dessin, peinture, sculpture, vidéo, performance - dans laquelle le rapport au paysage et à la lumière intervient fréquemment. Elle cherche à sonder la relation de l’être humain au monde qui l’entoure. Sous ce filtre cosmique, transparaît en filigrane un lien plus intime à l’artiste elle-même. En 2019, à l’occasion de l’exposition La banquise, la forêt et les étoiles, Sophie Whettnall choisit de rassembler certains tableaux d’Etel Adnan, qu’elle présente aux côtés de ses installations. Plusieurs de ces toiles évoquent la montagne californienne Tamalpaïs devenue chère, voire indispensable à l’artiste et poétesse libanaise. Paysages intérieurs, amour de la lumière et regard poétique unissent les deux femmes. Cependant, si Etel Adnan traduit cette sensibilité à l’aide d’aplats de couleurs pures, Sophie Whettnall travaille quant à elle au contraire tout en transparence. Les jeux d’ombres fascinent l’artiste, comme en témoigne sa Mental Moutains#1 réalisée à la peinture en spray.