Les photographies Autoportrait, Max, mains billes et Pterodactyl font partie d’une même série, publiée aux éditions Caillou Bleu sous le titre « L’amoureuse ». Anne De Gelas entreprend cette série suite à la mort de son compagnon, le père de son fils. Elle perçoit ce travail comme une démarche thérapeutique nécessaire pour dépasser sa souffrance. Les autoportraits s’imposent rapidement à elle comme une manière de combler l’absence du regard de l’être aimé sur sa propre personne. Comment faire face au vide, au deuil ? De cette épreuve naît également un nouveau face-à-face avec son fils, entre complicité et confrontation. La photographie Max de dos est extraite du livre « Mère et fils », suite de « L’amoureuse ». Dans l’œuvre d’Anne De Gelas, les prises de vue sont intimes et dépouillées. Les cadrages sont serrés, les décors quasi systématiquement éliminés. Ils questionnent la solitude.