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Le thé au jardin

La collection

Théo Van Rysselberghe

(1862—1926)

Le thé au jardin, 1900

La vie s’écoule paisiblement dans ce tableau de Théo Van Rysselberghe. Autour d’une table de jardin, trois femmes se détendent : l’une brode, l’autre lit, tandis que la troisième rêve – ou écoute sa voisine –, une tasse de thé à la main. L’artiste a souvent représenté le repos et les loisirs en plein air, de la promenade en bord de mer à la partie de tennis. Inspirées du milieu bourgeois auquel il appartient, de telles scènes reflètent son désir de peindre ses proches, et la lumière – ici, celle d’une journée d’été. Van Rysselberghe a commencé cette huile sur toile en 1900. Exposée au Salon bruxellois de la Libre Esthétique en 1901 sous le titre Après-midi d’été, il l’a ensuite retravaillée car il la trouvait encore « très imparfaite », comme il l’écrit dans une lettre. Son talent de portraitiste s’affirme dans les trois figures de femmes élégamment vêtues et coiffées. Au centre, on peut reconnaître la cantatrice Laure Flé, et à droite, Maria Van Rysselberghe, son épouse. Toutes deux réapparaissent dans d’autres tableaux ; le Musée Kröller-Müller d’Otterlo conserve d’ailleurs une composition extrêmement proche isolant la silhouette de Maria en lectrice. Quant à la figure de gauche, aucune identification n’a été arrêtée, un rapprochement avec la poétesse Marie Closset ayant été écarté. Le Thé au jardin témoigne du néo-impressionnisme très personnel développé par Van Rysselberghe. Quinze ans se sont écoulés depuis sa découverte du pointillisme, à Paris en 1886, à travers les œuvres de Georges Seurat et Paul Signac, prêchant la division des tons par une touche pointillée. Si Van Rysselberghe partage leur quête de clarté et d’éclat, au début du 20e siècle, il se détache progressivement du systématisme du procédé. Sa touche varie du petit point à la virgule expressive, en passant par l’empâtement vibrant – la matière du chapeau blanc de Laure Flé semble presque crépiter. L’artiste libère aussi sa palette des associations strictement complémentaires, afin d’explorer, selon les mots du critique d’art Paul Colin, « des couleurs tendrement hostiles – conflits de verts et de bleus, de roses et de violets ». Suivant davantage son instinct et son sens de l’observation que des principes théoriques, Van Rysselberghe parvient à rendre une atmosphère harmonieuse, baignée de lumière, et pleinement incarnée.

Typologie

peinture

Matériaux

peinture à l'huile

Numéro inventaire

OM 184

Dimensions

sans cadre
Longueur : 131.00 cm; Hauteur : 97.00 cm;