Installé dans les Fagnes belges dont il aime les larges espaces désolés, Georges Le Brun trouve ses sujets de prédilection dans l'environnement rural ou dans la description des intérieurs où la présence humaine se fait rare. Cette oeuvre de 1906 est un des beaux exemples de sa veine intimiste. Il élude tout détail anecdotique ou superflu et vise l'essentiel. L'atmosphère de cette Salle à manger semble respirer la quiétude et la simplicité de la vie campagnarde. Comme chez le peintre Mellery, les choses ont une âme et n'ont pas un simple décor. L'usage du pastel comme technique, permet un léger poudroiement qui disperse sur la scène une luminosité sourde et secrète.